Gestalt-thérapeute · Villefranche-sur-Saône · Lyon
La psychothérapie : pour qui et dans quelles situations ?
Pour qui ?
Toute personne ressentant une souffrance psychique, un mal-être qui dure un peu trop, diffus, inexpliqué ou en lien avec un événement ou une situation identifié.e peut venir consulter en psychothérapie.
La souffrance est un déclencheur, elle s’atténue au fil des séances et le / la consultant.e passe alors à une étape introspective de remise en cause de sa façon de faire qui peut – en partie – générer la souffrance ressentie.
Mais, il ne faut pas forcément souffrir pour décider d’entamer une psychothérapie !
On peut également se sentir plutôt bien et décider d’entreprendre un cheminement psychothérapeutique parce que l’on souhaite un changement et que l’on ressent la nécessité d’être accompagné.e dans un processus auquel l’être humain résiste, en partie par méconnaissance de ce qui va survenir (le fameux saut dans le vide qui nécessite une certaine « foi » en la vie, en soi !), en partie par crainte de la nouveauté. Les habitudes ont la peau dure !
Les situations évoquées ci-après ne sont pas exclusives, ce sont des exemples. J’accueille toute situation quelle qu’elle soit.
Quand le travail devient source de souffrance
Syndrome de l'imposteur au travail
Vous ne vous sentez pas à votre place dans votre vie professionnelle et l’impression est de plus en plus intolérable.
Vous souffrez du symptôme de l’imposteur : vous pensez sans cesse que l’on va dévoiler votre tromperie, vous en faites toujours plus pour avoir le sentiment d’en faire assez, vous n’êtes pas à l’aise dans votre métier pour lequel vous n’avez pas le talent en première intention, l’environnement dans lequel vous exercez celui-ci n’est pas aligné avec vos valeurs.
Cette situation de devoir exercer un métier pour « gagner sa vie » mais ne pas l’aimer ou ne pas aimer l’environnement dans lequel vous devez l’exercer est fréquente. Nombreuses sont les personnes à avoir été détournées dans leur vocation, peu ou pas encouragées dans leurs dons et talents naturels et donc à se retrouver à la « mauvaise place ». Le temps passant, cette contrainte, ce sentiment d’imposture devient de plus en plus prégnant au point de devoir agir. Pour éviter de prendre des décisions qui vont parfois mettre à risque matériellement par ras-le-bol, il est bon d’en parler et de se faire accompagné.e dans cette transition puis cette réappropriation de soi.
Quand la relation devient difficile
Relations de famille, énergivores et/ou conflictuelles
Vous êtes dans une situation relationnelle difficile avec une personne proche.
La famille peut être un refuge, représenter les relations les plus durables et les plus confiantes qui soient avec les autres. Heureusement ! Mais, ce peut être tout autre chose aussi : un lieu de méfiance, voire de défiance, de souffrances non digérées qui continuent à miner le contact, de contraintes. La famille est également un lieu d’héritage psychologique. La psychogénéalogie, fondée par Anne Ancelin Schützenberger, nous a montré que nous pouvions répéter de manière inconsciente les mêmes actes ou comportements d’une génération à l’autre, que nous pouvions porter le poids de traumatismes qui ont touché ceux / celles qui nous ont précédé.e.s, mu.e.s par le besoin inconscient de les résoudre.
Entreprendre une démarche psychothérapeutique va alors consister à s’aider à pacifier au mieux des relations, à savoir parfois prendre des décisions qui vont aider à moins s’enliser dans des emprises relationnelles, à conscientiser et se dégager de ce qui nous encombre mais ne nous appartient pas.
Relation de couple insatisfaisante, à l’arrêt
La Gestalt-thérapie, qui s’intéresse en premier lieu à la relation, est particulièrement appropriée à la thérapie de couple. Celle-ci ne se substitue pas à deux psychothérapies individuelles ; la Gestalt à deux va permettre d’observer les modalités relationnelles du couple, notamment celles qui sont répétitives et inconfortables pour l’un.e et l’autre. Quand la relation se tend en couple, une fixation s’installe souvent à l’endroit où l’un.e et l’autre veulent avoir raison.
Le Gestalt-thérapeute aide à prendre du recul, à installer un nouveau protocole de dialogue qui permet de s’écarter de « tu as tort, j’ai raison ». Il s’agit de sortir de l’impasse des accusations pour s’atteler à remettre en cause la manière dont l’on relationne ensemble. Bénéficier de la présence d’un tiers pour s’écouter à nouveau, défocaliser de ce qui agace et se réancrer dans l’affection réciproque permet de repartir du bon pied et d’être autonomes pour résoudre des problèmes futurs.
Parfois, si l’amour n’est plus là, il n’est pas possible d’envisager un nouveau départ mais il est encore possible d’œuvrer pour ne pas s’embourber dans la violence (verbale), ce qui peut laisser une défiance à un niveau dommageable pour la suite de sa vie. Finir sainement une relation de couple, cela permet aussi de poursuivre une belle relation de couple parental.
Même si l’un.e des deux est davantage à l’initiative ou a l’idée en premier de la thérapie de couple, il n’est en aucun cas l’interlocuteur.trice privilégié.e du Gestalt-thérapeute qui focalise son attention sur ce qui se passe « entre » l’un.e et l’autre au sein du couple.
Emprise relationnelle et manipulation
Vous vous sentez sous influence excessive, sous emprise dans une relation et souhaitez vous en dégager
Le manque d’estime de soi, le détournement de ses dons et talents peuvent conduire à une propension au doute, non pas fructueux mais endémique, et à une vulnérabilité excessive à l’influence. Une faille narcissique a besoin d’être comblée et la recherche de reconnaissance peut alors devenir une quête obsessionnelle que repèrent des personnes malveillantes ou ayant besoin de contrôler les autres, de les affaiblir pour se sentir exister plus fort. La première phase relationnelle étant souvent plutôt idyllique, dans une forme de fusion, d’harmonie qui donne l’impression de combler la faille narcissique, la seconde étape de recherche de contrôle par dévalorisation surprend d’autant plus. Le doute trop prégnant fait baisser la garde. Croire en la malveillance, comprendre que la fuite est la seule issue prennent du temps. Se faire aider dans de telles situations permet évidemment de prendre du recul, de renforcer son estime de soi affaiblie par la relation, d’être plus clairvoyant.e et de prendre de bonnes décisions sans s’accabler.
Quand les blessures intérieures impactent la relation
Manque d'estime et de confiance en soi
Vous avez une faille narcissique (ou un manque d’estime de soi / d’assurance) qui entrave votre vie au quotidien
Ce qu’on nomme faille narcissique est une défaillance, à divers degrés, de l’amour que l’on se porte à soi-même, de l’estime de soi. Si l’on compare la construction de soi à celle d’une maison, avoir une faille narcissique, c’est avoir un défaut dans les fondations. Ce trouble s’origine souvent dans l’enfance, période de construction des fondations par excellence ! L’on oublie combien l’enfant doit faire d’apprentissages en peu de temps et combien le développement consiste également à repérer ses dons et talents pour les exprimer pleinement ! Ainsi, si les figures parentales n’encouragent pas l’enfant à l’endroit de ses capacités parce qu’ils ne les voient pas n’ayant pas été valorisés eux-mêmes à l’endroit de leurs propres talents et / ou par ce qu’ils sont occupés à projeter sur lui leurs propres désirs inassouvis, l’enfant se perd de vue. Il priorise l’amour qu’il peut obtenir de ses parents pour se narcissiser et s’adapte à ce qui lui vaut de la reconnaissance.
En effet, l’enfant – psychologiquement – préférera toujours se dire que quelque chose ne va pas chez lui, quitte à se perdre de vue plutôt que rendre ses parents responsables. La conséquence, adulte, sera souvent un doute endémique, qui peut miner de nombreux actes de la vie quotidienne.
Entamer un processus thérapeutique quand la souffrance se situe au niveau d’une estime de soi ténue, c’est faire un travail de renarcissisation qui ne remplacera jamais celui qui n’a pas été possible dans l’enfance, mais c’est potentiellement se « rerouter » à l’endroit de l’expression de ses dons et talents pour nourrir cet ego blessé, c’est aussi faire régresser la projection excessive de désintérêt, voire de malveillance sur les autres.
Deuil et perte d'un être cher
Le deuil est un processus aujourd’hui mieux connu grâce à la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross qui l’a représenté par une courbe en 5 étapes. Néanmoins, en avoir la connaissance et être plongé.e dans la situation sont deux choses différentes !
Se retrouver seul.e après des années de vie commune, c’est évidemment perdre la personne dont on était le plus proche, c’est devoir accepter cette absence sans retour possible, c’est aussi devoir apprendre à faire les choses seul.e, parfois autrement, c’est peut-être oser faire de nouvelles choses ou des choses que l’on ne faisait plus. Comment retrouver du sens ? Comment ne pas culpabiliser d’un certain soulagement quand la disparition a été précédée d’une longue maladie qui nous laisse épuisé.e en tant qu’aidant.e ?
Le premier deuil, avant un.e conjoint.e, est souvent celui des parents. En plus de perdre un soutien inconditionnel (quand il l’est), un recours en cas de « pépin important », ne plus bénéficier de cette attention affectueuse, c’est aussi devenir le plus vieux ou la plus vieille, être confronté.e à la mort pour la première fois, à sa propre mort. Replonger dans les souvenirs en vidant une maison, un appartement, en devant se séparer d’un lieu, c’est aussi devoir lâcher une partie de son histoire personnelle. Ce départ irréversible rend également définitivement impossible une explication nécessaire, une réconciliation espérée. Pouvoir exprimer à un tiers des sentiments parfois contradictoires, formuler des paroles que l’on aurait aimées dire sans en avoir eu le temps, accepter la situation jusqu’à se réengager dans la vie, tout cela représente un processus plus ou moins long qui est pleinement accueilli en psychothérapie tandis que parfois les proches s’impatientent, veulent vous voir passer à autre chose.
Hypersensibilité et profils HPI / Haut Potentiel
Vous êtes hypersensible, vous avez été diagnostiqué.e « zèbre » ou surdoué.e ou les deux et cette singularité vous complique la vie.
La douance, l’hypersensibilité sont des conditions intérieures qui font que les intéressé.e.s sont souvent assailli.e.s par beaucoup d’informations, de stimuli de leur environnement. Cela peut bien sûr être un avantage mais c’est aussi très fatiguant. Le contact à l’autre peut devenir éprouvant, surtout avec un grand groupe. Par ailleurs, la masse d’informations glanée ouvre à la conscience des intentions, émotions des autres de manière potentiellement plus fine, plus rapide. L’on devient alors plus perméable à certaines émotions telles que la peur, la tristesse ou la colère dont on peut également se sentir dépositaires. Cela devient un poids supplémentaire, là aussi très énergivore. La douance représente également une vraie culture à part. Les personnes dites « neurotypiques » peuvent vous juger « trop idéaliste », « trop crédule », « trop naïf.ve », « trop peu concret.e ». Alors, pour se sentir appartenir au groupe, à la société, la tentation est grande de se sur-adapter en faisant fi de qui l’on est, de ce dont l’on a besoin, ce qui finit inévitablement par faire souffrir. Entreprendre une thérapie permet de mieux accepter sa singularité sans se refermer ou se sur-adapter tout en s’ouvrant à l’altérité.
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